Trois ouvrages écrits par les étudiants architectes sortants de l’ESIAU et publiés par les Editions Universitaires Européennes

Le premier ouvrage publié a pour titre ” L’étalement urbain, quelles perspectives pour Bamako ” son auteur est Hamadou B. Yalcouyé (un ancien étudiant de l’ESIAU)

Résumé de l’ouvrage : Le phénomène de l’étalement urbain ne fait aucun doute, c’est une réalité vécue à Bamako et dans ses aires urbaines. L’évolution démographique, spatio-temporelle, socioculturelle et des équipements confirment ce phénomène. Ces illustrations prouvent que le problème est multisectoriel et multidimensionnel. L’agglomération s’urbanise parallèlement à travers l’urbanificaion (règlemenaire, formel) et l’urbanisation informel (informel). La première, sur base de prévision est orchestrée par les autorités et la seconde par la population. L’urbanification et l’urbanisation se fécondent réciproquement et se complètent. L’urbanisation comble les manquements et les vides laissés par l’urbanification. La notion de ville est complexe, les contours sont flous. Une définition globale ne saura déceler son essence. Chaque ville a sa particularité et son originalité. Le développement durable d’une ville dépendra de la vitesse à laquelle ces acteurs s’assumeront pour adapter les nouveaux enjeux et contenir les problèmes causés par les solutions précédentes. Nous devons reconnaître qu’il n’existe pas de solution définitive, et accepter que toute solution est contextuelle et limitée dans le temps.

Le deuxième ouvrage publié a pour titre ” Architecture et Patrimoine ” et son auteur est Gonogo Fidèle Guirou (un ancien de l’ESIAU).

Résumé de l’ouvrage : Les Dogon ont façonné harmonieusement leur espace avec la nature pour en faire une oeuvre d’art exceptionnelle. Le caractère exceptionnel de son paysage et celle de son architecture lui a valu le classement sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO en 1989. De nos jours, ce paysage est menacé sous l’effet du ”modernisme ”. Cela suscite des réactions de diverse nature. En la lumière, l’auteur vous invite à prendre part aux vraies causes de la détérioration de ce paysage et vous propose des solutions qu’il envisage, car, ” les solutions évidentes ne sont pas toujours les meilleurs ”. Isolé l’architecture de l’anthropologie, de la sociologie autrement dit, le décontextualisé c’est de lui ôté son âme. C’est pourquoi l’auteur s’est intéressé à ces ramifications avec l’œil d’un natif de la zone pour mieux appréhender le sujet. Convaincu que l’environnement social e la culture sont le socle de tout développement, et fier de la qualité et ingéniosité de ses aïeux en de gestion de d’espace, ainsi l’auteur interpelle-t-elle l’Etat, les ONG, la population et la jeunesse à œuvrer pour la survie de ce patrimoine à caractère exceptionnel.

Le troisième ouvrage publié a pour titre ” Perspectives et alternatives ” de Fatoumata Touré (ancienne éudiante de l’ESIAU)

Résumé de l’ouvrage : Cette étude a été menée dans le souci de contribuer à la gestion et la conservation du patrimoine architectural de la ville de Djenné. Elle prend en compte la restauration du marché et l’aménagement des accès. Le Mali à travers Djenné est un pays qui a un patrimoine architectural aussi riche que varié reconnu dans le monde entier pour son authenticité, son intégrité et sa conservation remarquable. Au delà de toute considération technique, une politique urbaine cohérente est plus que nécessaire pour atteindre effectivement notre objectif. Le bien ” villes anciennes ” de Djenné dispose d’outils de gestion (règlement d’urbanisme et d’un plan de gestion et de conservation). Ils planifient les activités à mettre en oeuvre pour la protection et la promotion du patrimoine culturel et le développement de l’espace urbain. Un projet d’aménagement du marché de la ville a été proposé, et ce dans une logique d’architecture intégrée. Dans le combat pour la sauvegarde du patrimoine architectural de Djenné, nous avons appris que l’architecte se présente comme celui qui doit initier des projets d’aménagements ou de réhabilitation pour ensuite le soumettre aux décideurs et bailleurs de fonds.